4

Arman, Rampante, 1999, accumulation de Ferrari F40, bronze peint rouge et or, signé et numéroté EA 2/4, fondeur Bocquel. 125 x 140 x 48 cm. Estimation : 70 000/100 000 €.

Accordons-lui, tout comme la couverture du catalogue, la pole position : admirez plutôt cette accumulation de F40, en bronze peint rouge et or, d’Arman, intitulée Rampante. Réalisée en 1999, cette sculpture est la réplique - miniature, si l’on peut dire - du monument inauguré le 30 avril de cette même année à l’entrée du circuit d’Imola, pour célébrer le centenaire d’Enzo Ferrari, né le 18 février 1898. Petite ville d’Émilie-Romagne, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Bologne, Imola est surtout célèbre pour son Grand Prix de Formule 1 (en travaux depuis 2006), également appelé Grand Prix de San Marin, du nom de la proche principauté, trop petite pour accueillir un tel évènement. On l’appelle encore Autodromo Enzo e Dino Ferrari, en hommage au défunt fondateur de la marque au cheval cabré, Enzo, et de son fils Dino, décédé en 1956 à l’âge de vingt-quatre ans. Les usines de la célèbre firme siègent en effet à Maranello, à 80 km de là. Rappelons qu’Enzo Ferrari fut aussi pilote de course, de 1919 au début des années 1930, avant de se lancer dans la carrière de constructeur. En 1947 naît la première Ferrari, la 125 S. Elle inaugure le célèbre emblème du cheval noir cabré sur fond jaune, qui désormais s’affichera sur chaque véhicule sorti des ateliers. Quant au fameux rouge, il était attribué dès le début du siècle aux automobiles italiennes de grands prix. Cette sculpture composée d’une vingtaine de voitures de l’un des modèles mythiques de la marque, espérée entre 70 000 et 100 000 €, remportera-t-elle la palme des enchères ? À suivre... Une centaine de sculptures du XIXe siècle à nos jours l’accompagnent. Il y a là deux grands Volumes figés en bronze patiné signés Pol Bury, du millésime 1999 (15 000/20 000 € chaque), plusieurs mobiles en fer laqué ou martelé de Philippe Hiquily, dont une Marathonienne et un Grand Funambule, qui pourraient respectivement arrêter leur course aux alentours de 30 000 et 25 000 €. Un peu plus loin, on note un objet étrange, réalisé en bois, carton, tissu, corde et plâtre : Le Bateau d’Horia Damian se présente au spectateur comme l’emblème de l’artiste. Conçu comme un prototype, il n’est certes pas apte à voguer sur les flots, mais pourrait convenir à un voyage initiatique à la frontière du connu et de l’inconnu. Vers quelle contrée se dirige ce vaisseau fantôme avec ses sacs de plâtre ? Et d’ailleurs, à quoi ceux-ci sont-ils destinés ? À la construction de quelque monde imaginaire, comme l’artiste sait en façonner... Bien réelle toutefois, l’estimation à prévoir pour embarquer à son bord : 8 000 à 12 000 €.
Jeudi 5 mars, 15 h. Espace Tajan. Tajan SVV.